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Le mot du Rédacteur en Chef
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mars 2006

Retour sur des prévisions erronées

Nous sommes depuis le 19 décembre dernier, selon l’ONU, 6,5 milliards d’individus sur terre et si la population continue à croître, la croissance n’est plus celle annoncée par les experts.

Nous ne serons pas 15 milliards au milieu du siècle et, au rythme prévisible actuellement de la croissance, la population de la terre se stabilisera autour de 9 milliards d’individus.

La raison de cette décroissance est la baisse de la fécondité qui bien que prévue, a été plus rapide que l’avaient imaginé les spécialistes, a telle enseigne que plus de la moitié de l’humanité est déjà sous le seuil de remplacement des générations.

Bien entendu, la situation reste contrastée selon les continents et les pays mais partout, la population finira par suivre le mouvement, ce qui met fin aux scénarios extravagants annoncés dans le passé.


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L’Europe est particulièrement touchée par la baisse de fécondité et, très curieusement, la France y fait exception, avec un taux de fécondité de 1,9, encore en croissance, contre 1,4 en Allemagne et 1,2 dans les pays de l’Europe de l’Est.

Certains commentateurs y avaient vu les conséquences de l’immigration

Or même si les femmes immigrées ont actuellement plus d’enfants que les femmes françaises, cela ne pèse pas plus de 0,1 sur le taux de fécondité global en France et on constate que leur taux de fécondation s’aligne rapidement sur la norme des femmes métropolitaines.


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Dans la mesure où le taux de remplacement de 2,1 n’est plus atteint en Europe, pas plus qu’aux Etats Unis qu’en Asie orientale, cette partie du monde devra faire appel à l’immigration pour ne pas se vider de sa substance.

Les Etats Unis ont fait venir des européens qui y ont bâti un pays à leur image mais aussi des esclaves d’Afrique, avec les problèmes que l’on y a connu.

Aujourd’hui, leur flux migratoire vient d’Amérique Central et un tiers de la population des Etats Unis parle plutôt espagnol qu’américain.

En France, sans l’immigration, nous serions tout au plus une trentaine de millions d’individus dans l’hexagone, contre les 62 recensé dernièrement et le gaulois d’origine sont devenus minoritaires.

Pour savoir d’où pourront venir les flux d’immigration dont l’Europe aura besoin dans les décennies à venir, il faut se référer aux taux de fécondité actuels, dans les différentes régions du monde en sachant qu’ils risquent d’évoluer à la baisse assez rapidement.

Une seule chose demeure acquise, l’évolution de toute chose dément généralement les prévisions les plus sérieuses.


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